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ID : 52304
Ajouté le : 2004-01-09 15:32
Mis à jour le : 2006-08-31 12:00
Refreshed: 2007-03-25 19:33

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Science et les meilleures pratiques au service de la GDF

De nombreux pays n’ont pas encore harmonisé leur aménagement forestier avec les principes forestiers adoptés à la CNUED de 1992, car ils ne disposent pas du financement adéquat et des ressources humaines nécessaires à la préparation, à la mise en œuvre et à la surveillance des plans d’aménagement forestier, et sont dépourvus de mécanismes assurant la participation et l'engagement de toutes les parties prenantes dans la planification et le développement des forêts.
 
De plus, un grand nombre de pays, surtout les moins développés, ne disposent pas de la législation, de la réglementation et des mesures incitatives essentielles à la promotion de pratiques de gestion durable des forêts (GDF). Les plans d’aménagement forestier existants visent souvent à maintenir les niveaux de récolte plutôt que la production de biens et de services non ligneux ou de valeurs sociales et environnementales.
 
Les forêts modèles nourrissent une conception de la GDF qui comprend les aspects administratifs, juridiques, techniques, économiques, sociaux et environnementaux de la conservation et de l’utilisation des terres forestières, qui est empreinte de souplesse et qui peut s’adapter à un éventail de pratiques et de conditions axées sur les ressources forestières. Un des buts visés par le RIFM consiste à soutenir la coopération internationale relativement aux aspects critiques de la science forestière; cette coopération sous-tend la recherche de nouveaux modèles d’aménagement forestier.


Le réseautage international mène à des compétences SIG essentielles
Les partenaires des forêts modèles doivent avoir accès à une foule de renseignements géographiques pour mener à bien leurs activités de la gestion durable des forêts (GDF). Ils doivent comprendre comment les actions passées ont influé sur le paysage et comment les activités actuelles aideront à satisfaire aux obligations en matière de durabilité auxquelles leurs gouvernements ont légalement souscrit. Les organisations des forêts modèles doivent aussi être en mesure de mettre au point, entre autres, des systèmes de prévision des incidences des perturbations naturelles.
 
L’outil le plus efficace, à ce jour, pour obtenir et analyser des couches d’information complexe est le logiciel du système d’information géographique (SIG). Selon les paramètres utilisés, le SIG fournit de l’information sur tout, des habitats fauniques et des conditions du sol aux routes, aux peuplements et aux anciennes parcelles de récolte du bois d’oeuvre. Il est important d’acquérir des compétences dans l’utilisation du logiciel SIG pour travailler dans les forêts modèles; aussi l’obtention d’une formation dans ce domaine est-elle prioritaires pour de nombreux partenaires du RIFM.
 
Prévoir la probabilité et la gravité des feux de forêts et les dommages qu’ils peuvent causer est d’une importance vitale pour les pays où une grande partie de la population est tributaire de la forêt et de ses produits pour survivre. Voilà pourquoi la forêt modèle de Gassinski (FMG) a investi dans le logiciel SIG et la formation afin d’aider à la conception de modèles informatiques novateurs capables de prévoir la gravité des incendies de forêts et à la simulation de leur propagation et de leur extinction dans la région de la FMG.
 
Au cours d’une période de trois ans, l’organisation de la forêt et un de ses partenaires, l'Université nationale technique (Institut de technologies informatiques), ont eu recours à la cartographie SIG de la FMG et aux données de l’inventaire forestier pour cartographier des modèles de combustibles forestiers. Ces cartes prévoient divers scénarios de propagation du feu qui sont étudiés selon le type, la densité, l’humidité des forêts et d’autres informations.
 
Conjugués à d’autres modèles mathématiques qui donnent de l’information sur la façon dont se propagent les incendies et sur la vitesse de la propagation selon diverses conditions, les cartes et les modèles permettent aux pompiers d’évaluer les effets possibles d’un incendie et de déterminer s’il vaut mieux l’éteindre ou le laisser le feu se consumer. Le logiciel peut être facilement adapté aux conditions de diverses régions du monde et il sert présentement à former des pompiers forestiers dans plusieurs pays.
 
Les organisations des forêts modèles de l’Amérique latine sont intéressées elles aussi par les possibilités qu’offre la technologie SIG. En 2002, le SRIFM a subventionné un voyage de formation sur le SIG pour deux ingénieurs forestiers, l’un de la forêt modèle de Chiloé, au Chili, et l’autre du CONAF, le service national des forêts du Chili. Ce cours de trois semaines, offert à Québec (Canada) par le ministère québécois de l'Environnement, a donné aux participants un point de départ pour élaborer et mettre en oeuvre eux-mêmes un modèle SIG élémentaire mais efficace.
 
Depuis lors, l’organisation de la forêt modèle de Chiloé utilise le SIG et les images satellite pour diverses activités, entre autres pour suivre l’évolution de la végétation, créer un plan d’aménagement pour la zone entourant le parc national de Chiloé, repérer l’exploitation forestière illégale et les dommages causés par les incendies, et déterminer les mesures à prendre pour protéger les voies d’eau.
 
Ce qu’il faut retenir surtout de ces deux expériences, c’est que la formation entre homologues, facilitée par les forêts modèles qui y ont pris part, a été à la fois rentable et pratique.
 

 
S’adapter aux changements climatiques
Étant donné que les changements climatiques peuvent rapidement modifier les écosystèmes forestiers et les habitats fauniques – et avec eux l’avenir des forêts et des collectivités qui en sont tributaires –, le RCFM a lancé, en 2004, une initiative stratégique sur les changements climatiques.
 
Dans le cadre de cette initiative, les forêts modèles du Canada préparent un guide pour aider les collectivités forestières à déterminer leur vulnérabilité aux changements climatiques et les stratégies d’adaptation aptes à réduire les incidences possibles. Ce guide est mis à l’essai dans des collectivités présentant diverses caractéristiques : une collectivité aborigène, une collectivité axée sur la foresterie polyvalente et une qui est largement tributaire des activités récréatives. Pour terminer ce guide, le RCFM organise également des ateliers communautaires et des séminaires régionaux, plus vastes, axés sur les effets possibles des changements climatiques. Le guide devrait paraître à la fin de 2006.
 


Modèle de comptabilisation du carbone
Un projet conjoint mené par le Réseau canadien de forêts modèles (RCFM) et le SCF-NRCan a donné lieu à l’élaboration d’un modèle informatique qui peut être utilisé pour déceler et prévoir la quantité de carbone emmagasiné dans les forêts aménagées. Le modèle du bilan de carbone du Service canadien des forêts (MBC-SCF3), conçu pour être utilisé dans une unité d'aménagement forestier, peut aussi servir à évaluer les répercussions des activités forestières sur les stocks de carbone et permettre aux gestionnaires forestiers d’évaluer d’autres méthodes de gestion. Puisque ce modèle simule comment le carbone est emmagasiné et dégagé dans les forêts, il aidera le Canada à s’acquitter de ses obligations internationales relatives au Protocole de Kyoto.
Des forêts modèles et leurs partenaires ont mis le MBC-SCF3 à l’essai pendant plus de trois ans dans tout le Canada. Bien que le modèle en vigueur contienne des paramètres écologiques établis pour le Canada, il peut être modifié et mis en application dans d’autres pays.
 
Chacune de ces trois initiatives techno-scientifiques de pointe – l’élaboration d’indicateurs locaux, une approche stratégique des changements climatiques et le modèle du bilan de carbone – peut être adaptée et mise en application à l’extérieur du Canada, et c’est à cet égard que le RIFM jouit d’un avantage comparatif. Le SRIFM facilite le transfert du savoir et de technologies et accélère ainsi l’innovation dans l’ensemble du réseau.
 
 





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