ID : 95288
Ajouté le : 2006-03-23 15:22
Mis à jour le : 2006-03-23 16:47
Refreshed: 2007-03-25 19:31
|
 |

| Les enseignements retenus |
Quoique le RIFM ait bien des raisons de célébrer, il doit ses succès à tout le temps et aux ressources qu’il y a consacrés, aux tentatives et aux erreurs qu’il a faites, et aux leçons qu’il a apprises. Au début des années 1990, l’idée des forêts modèles n’était guère plus qu’un prototype dont on n’avait pas fait l’essai. La courbe d’apprentissage était prononcée et la mise en application n’allait pas sans risques. Toutefois, chaque fois que l’on mettait cette approche en pratique, il se dégageait un profil du développement des forêts modèles qui nous aidait à comprendre ce qui fonctionnait et ce qui n’allait pas, de sorte que nous pouvions améliorer nos pratiques d’appui. Voici quelques-uns des enseignements que nous avons retenus : - Il faut comprendre la GDF comme un processus et non un projet.
- Il faut du temps aux partenariats pour montrer leur pleine valeur : il est difficile d’établir des forêts modèles; en règle générale, les partenariats ont besoin de deux à trois ans, sinon plus, pour montrer à chaque partenaire qu’ils accomplissent plus ensemble que séparément. Le temps et des règles de conduite de base constituent une stratégie essentielle de réduction des risques.
- Pour porter fruit, les activités des forêts modèles doivent être axées sur les pays où elles sont établies : les gouvernements (nationaux ou infranationaux) non seulement créent les conditions idéales pour les forêts modèles, mais ce sont les principaux bénéficiaires sur plusieurs plans : décisions plus judicieuses en matière de gestion, moins de conflits, meilleures propositions de politiques et mise en application plus efficace des politiques, meilleure compréhension des nuances de la mise en oeuvre des PFN.
- Le réseautage est efficace, à condition de disposer de ressources, d’une stratégie résolue et de participants qui savent clairement quels avantages ils attendent et quelle sera la contribution de chacun : le réseautage entre homologues au sein des forêts modèles est un moyen efficace et rentable d’échanger les connaissances.
- Il faut rendre la GDF compréhensible par tous les intervenants : Étant donné que les membres des partenariats ont des compétences différentes et que différentes questions techniques leur sont familières, une discussion éclairée et ouverte sur la GDF ne pourra avoir lieu que si l’on dispose du temps et des outils nécessaires pour s’assurer que tous comprennent bien les concepts dont il est question et les choix qui s’offrent à eux. Dans le cas des groupes traditionnellement marginalisés, comme les femmes et les peuples autochtones, il peut être utile d’organiser des sessions distinctes sur des sujets ciblés.
- En particulier dans les pays en développement, la GDF doit comporter des avantages économiques et sociaux concrets : Invariablement, les deux questions en tête de liste des priorités des forêts modèles des pays en développement portent sur la gouvernance et les possibilités économiques dans le secteur des ressources naturelles.
- Les partenariats doivent établir les priorités : Il est impossible de s’attaquer à tous les enjeux à la fois. Cela veut dire que les partenaires doivent prendre des décisions judicieuses sur l’opportunité et le moment d’appuyer une activité donnée (certification, biodiversité, échange de droits d’émission, développement économique, entre autres).
- Les forêts modèles ont besoin d’un « champion » pour faire avancer leur cause : Les champions aident toujours à susciter l’intérêt, faciliter les processus, mobiliser les ressources et obtenir l’appui des milieux politiques.
|
 |