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Origines Le premier ministre du Canada a procédé à l’annonce de la création du programme international de forêts modèles et d’un engagement connexe de 10 millions de dollars canadiens à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED), tenue à Rio de Janeiro, en 1992. Il a profité de l’occasion pour inviter d’autres pays à utiliser à titre expérimental cette conception novatrice de la gestion durable des forêts (GDF), qui promettait beaucoup au Canada. Depuis le tout début, les forêts modèles favorisent la formation de partenariats afin de fournir un lieu de discussion neutre qui comprendrait un large éventail de valeurs et d’intérêts et qui pourrait inciter les participants à expérimenter de nouvelles idées aux fins de l’atteinte d’un objectif commun en matière de GDF. En 1994, trois forêts modèles ont été créées à l’extérieur du Canada, soit deux au Mexique et une en Extrême-Orient russe; chacune de ces trois forêts était jumelée à une forêt modèle canadienne. Après une période pilote de trois mois, il est devenu manifeste que ces forêts modèles « internationales » étaient pleinement engagées et entreprenaient des projets de GDF qui, en plus d’avantager leurs collectivités, ont permis de tirer des leçons qui pourraient se révéler utiles en d’autres endroits. Les praticiens des forêts modèles ont compris qu’en travaillant dans le cadre de partenariats de fait, les forêts modèles pouvaient réduire les conflits entre les divers intervenants, susciter de nouvelles idées à l’égard du développement économique durable et de la lutte contre la pauvreté, faire naître une nouvelle façon de voir la relation entre les zones de conservation et les collectivités les habitant ou les entourant, et mener à une application plus concentrée des ressources existantes. En fait, la démarche des forêts modèles servait à aborder un nombre d’enjeux largement supérieur aux prévisions initiales, car dans le monde entier, des partenariats locaux ont eux-mêmes compris comment traduire les politiques de GDF en pratique. De même, il se révéla clairement qu'un réseau de forêts modèles internationales pourrait accélérer l’apprentissage général de la GDF au moyen d’une simple multiplication : chaque forêt modèle élaborerait et mettrait en commun — par l’entremise du réseautage — ses propres innovations, connaissances, expériences, forces, compétences, défis et leçons apprises au sujet des outils et des pratiques de GDF avec les autres membres du Réseau international. Cependant, les forêts modèles ne se créent pas d’elles-mêmes. En 1995, après deux années de développement au Service canadien des forêts, le Secrétariat du Réseau international de forêts modèles (SRIFM) s’est établi au sein du Centre de recherche en développement international (CRDI) dans le but de faciliter la création d’un réseau de forêts modèles d’envergure mondiale voué à la gestion durable des paysages forestiers du monde entier. En 2000, par suite de la croissance rapide du Réseau, il s’est révélé nécessaire de déterminer le meilleur moyen d’assurer la pertinence et l’efficacité continues de la participation, de la gouvernance, du financement, de la planification de programme et du renforcement des activités du Réseau. On considérait que la création de réseaux régionaux était le meilleur moyen de parvenir à cette fin. Ce qui a commencé comme une association de fait formé de partenaires œuvrant à l’atteinte de la gestion et de l’utilisation durables des forêts dans trois pays est devenue un réseau florissant, dynamique et très pertinent composé de près de 40 sites de forêts modèles situés dans 18 pays répartis sur cinq continents. Plus d’une décennie après l’établissement des premières forêts modèles, le renforcement et la croissance constante du RIFM est un témoignage de leur efficacité. La vision et les objectifs du Réseau, tels qu’énoncés il y a dix ans, n’ont rien perdu de leur importance et de leur pertinence initiales. Le RIFM a toutefois énormément changé en termes d'envergure, de maturité et de philosophie. Nous devons continuer de réaliser notre mission, de veiller à ce que l’expertise acquise soit partagée avec le plus grand auditoire possible, de renforcer les liens au point de vue de l’établissement de programmes et d’envisager la liaison des sites afin de mener des recherches à long terme sur des questions d’importance commune (p. ex., changement climatique, biodiversité, réduction de la pauvreté). |
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